Publié le 30 Janvier 2023
Si les objectifs fixés en 2015 par le gouvernement s’annonçaient ambitieux en matière de rénovation énergétique, ils sont loin d’être atteints huit ans plus tard ! Méconnaissance des enjeux… manque de professionnels RGE… spécificités géographiques… Au-delà de ces éléments d’explication, il semblerait que tous misent sur la loi Climat et résilience…
C’est en 2015 que la loi de transition énergétique a fixé un objectif de 500 000 logements à rénover chaque année. L’enjeu étant d’atteindre, à l’horizon 2050, un niveau de performance énergétique conforme à la norme BBC (Bâtiment basse consommation). Or, en réalité, seules 30 000 à 40 000 rénovations sont réalisées chaque année et n’atteignent la norme BBC qu’à hauteur de 0,2 %.
Pour expliquer ce résultat, différents freins sont soulignés :
une méconnaissance des enjeux qui conduisent les propriétaires à ne pas considérer ces travaux comme prioritaires ;
une question de coût des opérations ;
un nombre insuffisant de professionnels RGE (reconnus garants de l’environnement) ;
des facteurs économiques et géographiques.
La concentration des passoires thermiques varie significativement selon les régions. Parmi les régions les plus mal notées en termes de performance énergétique, Paris se trouve en première position, avec 24 % de logements mal isolés, suivie par les régions alpines, certaines zones rurales comme le Cantal et la Corrèze. À l’inverse, les meilleures performances se trouvent dans l’Ouest, à Nantes ou Angers, et en Provence.
Autre frein à souligner : les particuliers ne peuvent pas effectuer librement de travaux de rénovation énergétique dans des logements collectifs, sans avoir un accord préalable de la copropriété. Ainsi, 81 % des rénovations ont été effectuées pour des maisons individuelles, contre 19 % pour les logements collectifs.